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Stress, charge mentale et performance physique : un lien largement sous-estimé

Stress, charge mentale et performance physique : un lien largement sous-estimé

Dans le sport de haut niveau comme chez les dirigeants, la performance est souvent abordée sous un angle mécanique : plus d’entraînement, plus de travail, plus d’intensité.

Pourtant, les limites de performance apparaissent rarement lorsque le corps est incapable de produire l’effort. Elles apparaissent bien plus souvent lorsque le système nerveux est saturé.

Sur le plan scientifique, le stress chronique modifie profondément la capacité de l’organisme à s’adapter à une charge, qu’elle soit physique ou cognitive.

Une exposition prolongée au stress entraîne une activation persistante de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, avec une élévation du cortisol et une perturbation de la régulation autonome.

Chez l’athlète, cela se traduit par :

une récupération plus lente malgré un volume d’entraînement inchangé

une augmentation de la fatigue perçue à charge égale

une diminution de la qualité du sommeil

une altération de la coordination et de la prise de décision

une augmentation du risque de blessure

Chez le dirigeant ou le cadre à haute responsabilité, les mécanismes sont identiques, bien que l’effort soit différent :

baisse de la tolérance à la fatigue

diminution de la concentration et de la clarté décisionnelle

augmentation de la charge mentale résiduelle

sensation de “ne jamais récupérer”, même en dehors du travail

Dans les deux cas, le point commun n’est pas un manque de capacité, mais une incapacité du système nerveux à redescendre suffisamment entre les contraintes.

D’un point de vue physiologique, l’adaptation à l’effort repose sur un équilibre entre contrainte et récupération.

Lorsque la récupération est insuffisante, l’organisme n’entre plus dans une phase d’adaptation, mais dans une phase de compensation. À court terme, cela peut fonctionner. À moyen terme, les performances stagnent ou régressent.

C’est l’une des raisons pour lesquelles deux individus avec un niveau physique comparable peuvent produire des performances très différentes.

Celui dont la charge mentale est maîtrisée tolère mieux la contrainte, récupère plus vite et maintient un niveau de performance plus stable.

Dans le sport de haut niveau, cette réalité est aujourd’hui bien identifiée. La performance ne se pilote plus uniquement avec des charges d’entraînement, mais avec une prise en compte fine du sommeil, du stress, de la récupération et du contexte de vie.

Chez les dirigeants, cette approche reste encore largement sous-exploitée, alors que les mécanismes biologiques sont strictement les mêmes.

La performance durable, qu’elle soit sportive ou professionnelle, ne repose pas sur la capacité à en faire toujours plus, mais sur la capacité à absorber la charge sans dérégler le système.

Ce n’est pas le manque de motivation qui limite la performance à long terme.

C’est la saturation.

 
 
 

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