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Association glucose fructose et assimilation des glucides en sports d'endurance

Dans les sports d’endurance, la capacité à absorber et oxyder de grandes quantités de glucides devient progressivement un déterminant majeur de la performance.


Pendant longtemps, les stratégies nutritionnelles en endurance ont principalement été centrées autour de la quantité totale de glucides consommée avant ou pendant l’effort.


Aujourd’hui, les problématiques physiologiques semblent devenir beaucoup plus complexes.


Dans les épreuves prolongées, la performance ne dépend probablement plus uniquement de la capacité musculaire ou cardiovasculaire à produire de l’énergie, mais également de la capacité de l’organisme à absorber, transporter et oxyder efficacement les glucides au cours de l’effort.


Les réserves endogènes de glycogène musculaire et hépatique étant limitées, le maintien de la disponibilité glucidique devient progressivement un facteur déterminant dans la capacité à maintenir la puissance, retarder la fatigue et préserver certaines fonctions neuromusculaires et cognitives.


Cependant, l’absorption intestinale des glucides représente elle-même une limite physiologique.


Le glucose utilise principalement le transporteur intestinal SGLT1, dont la capacité d’absorption semble atteindre une saturation autour de certaines quantités horaires.


L’augmentation excessive des apports via une seule source glucidique peut alors favoriser :

• inconfort digestif,

• ralentissement gastrique,

• troubles gastro-intestinaux,

• et limitation de l’oxydation glucidique exogène.


C’est notamment dans cette logique que les stratégies associant glucose et fructose ont progressivement pris une place importante dans les sports d’endurance.


Le fructose utilisant principalement un transporteur différent (GLUT5), l’association de plusieurs voies de transport intestinal semble permettre :

• d’augmenter la quantité totale de glucides absorbés,

• d’améliorer l’oxydation glucidique exogène,

• de limiter certains phénomènes de saturation intestinale,

• et de maintenir plus efficacement la disponibilité énergétique au cours de l’effort prolongé.


Certaines études montrent ainsi que l’utilisation combinée de glucose et fructose peut permettre d’atteindre des taux d’oxydation glucidique supérieurs à ceux observés avec le glucose seul.


Ces stratégies deviennent particulièrement intéressantes dans les contextes de :

• longues durées d’effort,

• intensités élevées,

• répétition des compétitions,

• ou accumulation importante des charges physiologiques.


Au-delà du simple apport énergétique, ces approches nutritionnelles semblent également influencer :

• la fatigue centrale,

• le maintien de la fonction cognitive,

• la stabilité de la puissance produite,

• ainsi que la capacité à répéter les efforts malgré l’accumulation des contraintes métaboliques.


La nutrition d’endurance moderne ne consiste donc probablement plus uniquement à “consommer des glucides”.


Elle devient progressivement une problématique complexe d’absorption intestinale, de transport métabolique, d’oxydation énergétique et de tolérance physiologique à l’effort prolongé.

 
 
 

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